En France, outre une tradition séculaire des arts de la table, il y a aussi de la musique. Dit comme ça, ça a l'air tarte, mais si on regarde plus attentivement, nos chers représentants français sont souvent victimes d'une sorte de chauvinisme inversé. On préfèrera découvrir un talent anglais ou américain plutôt que de s'intéresser aux merveilles que les musiciens de l'hexagone sont capables de composer. Le hasard des calendriers, et l'admiration sans bornes que votre serviteur leur voue, nous a décidés à partager cette une entre trois guitaristes français exceptionnels.
L'incontournable et historique Jean-Claude Rapin nous présente des visions sonores sur une galette très surprenante.
Pierrejean Gaucher, après s'être attaqué aux contes et à l'immense chauve de la guitare française (Christophe Godin sur l'album 2G), réinvente les standards du rock anglais.
Cyril Achard, enfin, revient sur le devant de la scène avec deux albums diamétralement opposés et une révolution musicale sous le bras.
Trois guitaristes, trois personnalités différentes qui ne sont reliées que par l'envie de proposer aux auditeurs des univers toujours plus passionnants. Soyez fiers de vos guitaristes, Français !
On continue le travail commencé sur les rythmiques funky. Cette fois-ci, nous allons essayer de jouer en contexte avec une grille d'accords et des extensions qui rendront plus humaines les rythmiques que nous allons développer. Bien que la partie 1 de ce cours ait pu vous paraître très simple, vous allez vous apercevoir que ce volet sur les rythmiques funk va réellement vous poser quelques problèmes. Attention donc à bien décomposer vos rythmiques et surtout à bien vous placer.
Aujourd'hui on va se la jouer Rock n' Roll, mais pas n'importe quel Rock n' Roll ! Celui de Scotty Moore ! Comment ? Vous ne connaissez pas le légendaire guitariste qui a accompagné Elvis Presley pendant une partie de sa carrière ? Une dose de swing, une pincée de Chet Atkins, un balancement des hanches bien senti... Allez, à vous de jouer !
Bonjour à tous et bienvenue dans cette dernière application musicale du cours Fusion. J’aimerais pour l’occasion, après vous avoir parlé de rythme et d’accord, que l’on aborde un peu le solo et l'improvisation. Le sujet est bien sûr trop vaste pour que je traite en une seule fois de tout ce qu’il serait possible de traiter, mais j’aimerais vous donner quelques trucs simples et efficaces pour vous aider un peu à improviser sur une grille simple qui modulera deux accords de même qualité.
Bonjour à tous. Suite des cours sur les mélanges des différents outils que l’on peut rencontrer au sein de la gamme majeure avec ce mois-ci le mélange entre la gamme majeure et les arpèges (quatre sons). Le principe va être à nouveau de visualiser sur le manche, de manière verticale pour commencer, les différentes positions et combinaisons de positions possibles entre la gamme majeure et ses arpèges.
On continue le sujet attaqué le mois dernier. Après avoir abordé les arpèges quatre sons majeurs, voyons comment construire les arpèges à quatre sons mineurs grâce à votre méthode CAGED.
Grâce à un outil spécifique, nous allons aujourd'hui nous essayer à « trigger » notre caisse claire. Le but de cette technique est de remplacer par un sample l'une des parties de notre batterie. C'est une technique très intéressante qui pourra vous faire gagner du temps et surtout vous éviter de devoir réenregistrer toute une partie de batterie juste pour un son.
Il est toujours compliqué de choisir un émetteur récepteur sans fil tant les paramètres à prendre en compte sont nombreux. Alors quand en plus s'ajoute la problématique du micro HF chant, cela devient quasiment ingérable. AKG a donc développé une solution intéressante permettant d'utiliser un récepteur pour deux émetteurs différents.
Connu comme l'un des plus grand pédagogue et journaliste français de la guitare, Jean-Claude Rapin reste néanmoins un musicien qui d'une manière ou d'une autre veut s'exprimer. Retour sur la genèse de Visions, un album aux sonorités plus qu'inhabituelles.
2009 aura été l'année de la reconnaissance pour Animal Collective. Merriweather Post Pavilion a parfaitement enchaîné après les succès critiques de Strawberry Jam et de l'immense album solo de Panda Bear, Person Pitch. C'est donc au bout d'une décennie d'insistance et de dur labeur qu'un des quatuors américains les plus aventureux et originaux de la scène indie perce au grand jour en squattant une des premières places de la majorité des palmarès de fin d'année publiée par la presse rock. In extremis avant le passage en 2010, Animal Collective a enfoncé le clou avec un EP de cinq titres inédits. Cinq titres qui confortent tous sa réputation de maître en matière de musique onirique.
Il est intéressant de suivre de près la carrière de ce guitariste français, car si certains musiciens peinent à se renouveler, Pierrejean Gaucher s'amuse en sautant de concept en concept afin d'y puiser à chaque fois une inspiration nouvelle. Déjà amorcé lors du duo avec Christophe Godin ou sur l'album Zappe Zappa, l'exercice sur Melody Makers consiste à standardiser d'incontournables hits de la musique rock et pop anglaise, comme des générations de musiciens l'ont déjà fait avec le jazz.
Loin de l'archétype du guitar hero metalleux, Cyril Achard a toujours gardé sa personnalité musicale. Souvent tiraillé par des fans en demande d'un metal moins complexe et moins empreint de jazz, le guitariste français a su trouver aujourd'hui la voie qui lui donne l'opportunité de s'exprimer sans pour autant frustrer son public. A l'occasion de la sortie de Violencia, nous faisons un point sur les différents projets de ce talentueux musicien.
Vu l'intérêt grandissant des médias – et même du monde de la pub ! – pour Devendra Banhart depuis la parution de l'exceptionnel Rejoicing In The Hands, il n'est pas étonnant que l'ex-barbu sorte aujourd'hui son premier album pour une major (Warner) en délaissant le respectable indépendant XL Recordings. Le plus étonnant est le temps que cela a pris puisque depuis ce disque en 2004, Banhart a eu l'occasion de confirmer dans la foulée (Niño Rojo), de se diversifier avec grande classe (Cripple Crow) et même de s'égarer artistiquement en devenant ennuyant à mourir (Smokey Rolls Down Thunder Canyon). Avec de telles remises en questions sur chaque disque ayant amené à What Will We Be, nous savions donc d'avance que ce dernier marquerait un nouveau tournant dans le style d'un étrange artiste de plus en plus déchiré entre son amour pour le lo-fi et ses aspirations pop rock.
Trop doux pour les uns, trop violent pour les autres, Atreyu n'a jamais eu la vie facile avec son metalcore mélodique déchiré, ses velléités de puristes et ses influences pop. Et cela se confirme encore sur Congration Of The Damned, le successeur du très décrié Lead Sails Paper Anchor unanimement jugé trop mou. C'est dans ces conditions que Travis Miguel, un des deux guitaristes du groupe, répond à nos questions autour de cette sortie malgré un enchaînement d'interviews qui a affecté son envie de véritablement répondre...
Au moment de sortir son premier album, Dommin, par l'intermédiaire de son leader, le chanteur-guitariste Kristofer Dommin, affiche une excitation tranchant radicalement avec la mélancolie et la tristesse de Love Is Gone. Il faut dire qu'avec son sujet de prédilection – les séparations et la douleur qui suit – cet opus n'est pas exactement léger. Le traitement de la musique lui demeure plus optimiste grâce à une science de mélanges des genres exemplaire. A suivre de près dans les années à venir pour tous les amateurs de Type O Negative.
Depuis son re-lancement (plutôt que sa reformation), Foreigner a déjà fait deux passages remarqués en France : à l'Elysée-Montmartre et à l'Olympia. Mais pas de nouvel album. Can't Slow Down rectifie le tir et propose les premières nouvelles compositions de la bande au guitariste Mick Jones depuis l'affreux Mr. Moonlight en 1994. Malheureusement le groupe ne retrouve ni tout à fait l'excellence de ses débuts ni le peps de ses prestations scéniques. Qu'à cela ne tienne, on saura les apprécier à leur juste valeur lors de leur prochain gig parisien ! En attendant Mick Jones et le chanteur Kelly Hansen ont pris trente minutes de leur temps pour évoquer quelques sujets...
Il est fréquent de trouver dans la discographie de groupes de metal des albums acoustiques, des best of et même des opus qui réarrangent un répertoire avec des éléments symphoniques. Il est nettement plus rare de trouver ces trois caractéristiques dans une seule et même galette ! C'est pourtant ce que vient de réaliser Helloween avec la sortie de Unarmed : Best Of 25th Anniversary. Il n'en fallait pas plus pour nous donner envie d'appeler une vielle connaissance toujours exilée à Tenerife, Michael Weikath, qui semble surpris d'apprendre que nous avons aimé son disque...
Beaucoup avaient été surpris en 2004 avec la sortie de Mabool. Et il y avait de quoi. Un groupe israélien avec deux albums assez amateurs dans la besace fracassaient tous les repères du metal progressif à grands renforts de passages folkloriques, de chants en plusieurs langues, d'émotions exacerbées et de mélanges exquis entre vocaux clairs et death, le tout porté par un concept intelligent entre philosophie et religion, parfaitement mis en musique. Tous ceux qui avaient posé une oreille attentive sur le disque étaient conquis. Tous ? Oui, tous. Même Steven Wilson, le leader omnipotent de Porcupine Tree qui se mis alors en tête de produire le groupe pour son prochain album. Six ans plus tard, nous voilà en 2010 et The Never Ending Way Of ORWarriOr a vu le jour pour tenter de répondre à toutes ces attentes. Alors, verdict ?
Juste avant les vacances de Noël, Paradise Lost a investi l'Elysée-Montmartre pour un des derniers concerts de 2009. Nous avons saisi au vol le guitariste Gregor Mackintosh pour parler de Faith Divides Us - Death Unites Us, le douzième album studio que nous avions injustement passé sous silence lors de sa sortie à la rentrée. Cinq mois plus tard, il n'a rien perdu de son mordant !
Avec ses airs de professeur et son fort accent anglais, Andy Tillison représente exactement la sérénité et le second degré degré que l'on est en droit d'attendre d'un rockeur progressif. Il faut dire qu'il commence à avoir une sacrée expérience en la matière avec The Tangent, son projet le plus abouti à ce jour. Il nous livre en ce début d'année Down And Out In Paris And London, un long disque au contenu familier mais toujours bien exécuté et qui, au détour de quelques pistes de guitares inédites, pourrait bien comporter quelques surprises...
Il y a exactement deux ans, Vampire Weekend nous arrivait en provenance de New York avec un album OVNI. On trouvait sur ce disque éponyme des influences disparates allant de la world music au reggae en passant par l'afro-pop, le rock psychédélique et la pop kitch. Le résultat, magistral, fut un véritable raz-de-marée pour un groupe indépendant. A ce jour, l'album s'est presque écoulé à un million d'exemplaires à travers le monde. Autant dire que son successeur, Contra, était attendu, et pas seulement par une poignée d'étudiants preppy. D'ailleurs, pour rester dans des considérations purement commerciales, Contra est rentré directement en première position du Billboard 200, devenant à cette occasion le douzième album non signé sur une major à réaliser cet exploit. Cela valait bien un petit article histoire de prendre sa température, non ?