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Bon alors voilà l'histoire :
- Au début, une banale scène de la vie quotidienne. Un homme au fond de son appartement s'adonne à son occupation favorite, commenter et noter les pauvres impros de quelques musiciens éberlués et perdus dans des contrées reculées et moyenageuses de France, seulement reliés au monde par un fin câble ADSL.
Il est consciencieux et honnête cet homme. Pas question de laisser place à l'approximation.
Mais voilà, une erreur se produit, une discontinuité dans l'espace temps en quelque sorte. Un genre de retro-effet-tunnel inversé, un truc qui n'aurait jamais du arriver. Pour résumer, un Big Bang retroactif...
- L'Homme est de ce fait transfiguré et polyporté dans la contrée sauvage et moyenageuse en question. C'est la nuit, il pleut (y a toujours un temps de chiotte là bas c'est bien connu), et il rôde un monstre ignoble, puant le fruit de mer, suintant, transpirant, pissant, respirant fort, ronflant à l'occasion et, détail étonnant, portant un chapeau rond et des sabots.
L'homme tente d'échapper subtilement au monstre en lançant des galettes au beurre (à l'ancienne) dans la direction opposée. Peine perdu, le monstre n'est pas dupe et se déplace avec la rapidité d'un crabe. Il émascule l'homme à vif. Ce dernier pousse un cri de femmelette qui fait reculer quelque peu le monstre (Appelons le Sotuorp si vous le voulez bien).
- L'homme se met alors à fuir dans la forêt, Sotuorp sur ses talons. Il sent son haleine fétide, aux relans de crèpe à la moule. Saignant comme un porc, il perd du terrain. Mais ayant été allégé de quelques kilogrammes, il parvient à se faufiler entre les arbres noueux...
- Dernière partie : un miracle se produit. L'homme tombe nez à crâne avec Joe Satriani, son ange gardien. ce dernier joue alors un plan d'une originalité déconcertante, qui fait tituber Sotuorp.
Les secondes s'éternisent. Sotuorp est figé. Satriani montre alors l'homme du doigt et pousse un cri d'envahisseur.
Voilà...
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