En fait, mon commentaire sonne "terrible" parce qu'en général, les commentaires sur les défis sont "extremement" complaisants. Mais bon, il faut juste revoir deux trois trucs, et ça va être beaucoup mieux!
Merci à tous pour les commentaires ( semi complaisants ou semi assassins ) Il se pourrait bien que d'ici qqle temps ces remarques portent leurs fruits ...
Encore pour des pédago tout bô
En fait, mon commentaire sonne "terrible" parce qu'en général, les commentaires sur les défis sont "extremement" complaisants. Mais bon, il faut juste revoir deux trois trucs, et ça va être beaucoup mieux!
Je ne peux dire qu'une chose...bravo Patrick, enfin quelqu'un qui dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, pourquoi? parce que représailles, j'ai eu le malheur de commenter de manière objective certaines prestations, hé là vlannn et hop je te mets un 1 juste pour le fun, mais c'est déjà l'objet d'un débat passé ET futur D'où la possibilité de faire disparaître ses médios comme ça on s'en fout de son "classement" complétement arbitraire pour certains d'ailleur... _________________ Endorsé par les Guitares STHAC www.sthacguitars.com
Aujourd'hui, c'est demain pour ce qui est mort hier...
les commentaires sur les défis sont "extremement" complaisants.
C'est un peu vrai... malheureusement, souvent il y a des "c'est nul" ou "c'est génial" ou autre sans vraiment laisser de place à des conseils et/ou commentaires détaillés. à la limite que ce soit bien ou pas, je m'en carre, c'est le petit plus qui fait avancer qui est important. après c'est sur qu'il faut aussi trier ce qu'on te conseille...
maintenant c'est vrai aussi que quand t'es une bille comme moi, c'est difficile de prendre le droit à la critique... de plus je n'ai pas un grand vocabulaire technique alors c'est dur, mais j'essaye d'exprimer ce que je trouve bien ou pas et comment j'aurai bien vu le truc à ma facon...
De toute facon, je commente en tant qu'auditeur et pas "pro" car j'en ai pas la capacité, donc: plaisir de l'ecoute. Le reste...
Puisque ce défi se termine, je me permets de proposer des pistes d’analyse de la grille. Cela s’adresse à celui qui se sent un peu perdu par rapport à cette grille Jazz.
Comme bien souvent, avant d’improviser, il faut entendre, donc jouer, la grille. Et le meilleur moyen de la comprendre, c’est de la dépouiller au maximum.
Je montre donc ici les étapes de transformation de la grille Jazz. Il n’y a pas de révélation extraordinaire dans cette présentation. Ce sont des éléments qui ont été exposés maintes et maintes fois sur ce site, ou sur le forum Théorie de Guitariste.com.
Ps : il y a peut-être des erreurs d’inattention dans ce post. Je rectifierai si on m’en fait la remarque.
Partons donc de la base, c'est-à-dire un Blues en Fa. Nous posons d’abord les trois degrés fondamentaux en Fa majeur : F Bb C, soient les degrés I IV et V.
Etape 1
Prenons la grille à la base du Blues :
F / F / F / F / Bb /Bb / F / F / C / Bb / F / C //
On a bien les degrés I IV V d’un morceau tout bête en Fa majeur. A la rigueur, sur une telle grille, on pourrait jouer Fa majeur tout du long. Notons cette cadence particulière V IV I que l’on retrouve ici dans le Blues.
Etape 2
Rajoutons les septièmes essentielles à la dynamique tonale de la grille :
F / F / F / F7 / Bb /Bb / F / F / C7 / Bb / F / C7 //
Ainsi le premier F7 résout sur Bb. Le degré V - C – est joué avec sa septième. Le dernier C7 ramènera sur le début de la grille.
A ce stade, il est essentiel de savoir déjà placer ces septièmes dans le jeu. Notons qu’en jouant la septième de F7 sur la mesure 4 , on ne se retrouve pas bien loin de Mi, la tierce majeure de Bb mesure 5. Il est donc possible de les enchaîner par un mouvement chromatique. Ca sonne très cliché, mais c’est un peu la base du Blues.
Etape 3
Modifions la mesure 2 :
F / Bb / F / F7 / Bb /Bb / F / F / C7 / Bb / F / C7 //
Rien de bien sorcier, mais ça permet de ne pas s’endormir sur les quatre premières mesures.
Etape 5
Rajoutons les septièmes « d’ornement » qui n’ont d’autre fonction que de donner la couleur bluesy
F7 / Bb7 / F7 / F7 / Bb7 /Bb7 / F7 / F7 / C7 / Bb7 / F7 / C7 //
Etape 6
“Déséquilibrons” les deux accords qui ont une réelle fonction de dominante (les deux accords qui supportaient les premiers une septième). Ces deux accords seront joués altérés.
F7 / Bb7 / F7 / F7alt / Bb7 /Bb7 / F7 / F7 / C7 / Bb7 / F7 / C7alt //
Le fait d’altérer les accords de dominante est une pratique qui relève du Jazz. C’est donc un peu délicat à utiliser.
Etape 7
Rajout de deux nouveaux accords.
B° permet un enchaînement plus « fondu » avec F7. Il y a une petite finesse ici : B° remplace en réalité G7. Quant au Cm7 de la mesure 4, il s’agit du II que l’on fait précéder au V (C7). Ce Cm7 ne change pas grand-chose.
F7 / Bb7 B°/ F7 / Cm7 F7alt / Bb7 /Bb7 B°/ F7 / F7 / C7 / Bb7 / F7 / C7alt //
Etape 8
Le turnaround.
Ca , c’est le gros morceau difficile à négocier.
A la base, en Fa , ça va donner
F Dm Gm C
On va d’abord jouer
F7 Dm7 Gm7 C7 (attention à la septième Blues sur F7)
Mais on va surtout majoriser le VI. Ca donne donc
F7 D7 Gm7 C7
Et si on est gourmand, on majorisera également le II
F7 D7 G7 C7
Sur un tel turnaround, il ne faut pas se louper ! Chaque tierce a son importance ! Que ce soit la country ou le jazz, on veillera à mettre en évidence les tierces ou les septièmes des accords. Toute la difficulté repose sur le débit plus ou moins élevé de la grille.
Donc, on obtient finalement cette grille somme toute très classique du défi, avec deux I VI II V à la suite.
IMPRO : les points importants
Bien sûr, on peut jouer penta mineur sur toute la grille. Ca se fait, même par des guitaristes très connus, mais c’est quand même pas terrible…
Pour respecter la grille, voici les quelques éléments un peu incontournables dans un premier temps (une fois qu’on a compris le truc, on peut toujours faire ensuite autrement) :
a – jouer majeur sur le I (F7). Bien sûr, prendre en compte la septième de l’accord
b – si on joue penta, jouer Fa mineur penta sur le IV (Bb7)
c – penser à jouer la septième de F7 sur la fin de la mesure 4. Elle pourra être enchaînée à la tierce majeure du IV en mesure 5 (Ré).
d – ne pas oublier les accords diminués : un arpège diminué passe très bien.
e – veiller à jouer la tierce majeure sur D7. Jouer une tierce mineure sur cet accord passe très mal pour un auditeur un peu habitué. L’arpège diminué F#° passe très bien.
f – veiller à la cohérence de l’enchaînement entre la mesure 12 et la première mesure. Penser que la mesure 12 permet de revenir sur la première mesure.
Bien sûr, on peut parler des modes, de mixolydien, de lydien b7 et de jeu altéré. Mais tout cela n’est franchement possible que si on a déjà parfaitement assimilé la logique de base de la grille : trois degrés principaux que l’on joue avec des septièmes, et que l’on traitera surtout par une alternance de penta majeure/mineure. Et le I VI II V de la fin qui passe en principe obligatoirement par un chemin de tierces.
CONCLUSION
Sur un Blues, on peut faire beaucoup de choses. On peut jouer un peu « bourrin » avec une seule note, et on peut partir dans de grands délires. C’est une affaire de goût.
Mais un jazzman partira toujours du principe que la grille est la plus importante (ce qu’on pourrait qualifier de « goût pour l’harmonie »). Bien sûr, les règles sont faites pour être dépassées. Mais dépasser une règle (ou un usage), c’est d’abord l’avoir assimilée (éternel débat sans fin sur les forums, à peu près du même niveau que « feeling ou technique, faut-il choisir »…).
Les remarques sur les défis qui sont le plus souvent revenues :
Jouer d’un instrument, c’est d’abord s’accorder. On ne joue pas avec une guitare fausse (les accordeurs sont aujourd’hui quasiment donnés).
Jouer de la musique, c’est soigner le rythme avant l’harmonie. Il vaut mieux jouer une seule note bien en rythme que 10 notes savantes à côté de la mesure.
L’harmonie de base : l’alternance penta majeur/mineur entre le I et le IV est gage de respiration harmonique dans le Blues.
Le turnaround : soigner le turnaround est difficile. Savoir le traiter sans faute est gage de « savoir-faire musical » (même si de « grands professionnels » le ratent un peu…).
Ces remarques s’appliquent dans un contexte de Blues Jazz, mais aussi (et surtout) de Blues Country (écouter Albert Lee).
Voilà…C’était ma petite contribution à ce défi…
J’espère n’avoir blessé personne de par mes commentaires. Je tiens à rappeler qu’à l’origine, je n’avais l’idée que de commenter une seule personne sur ce défi.
Comme je l’ai précisé avant, ma participation comme auditeur commentateur était un peu un accident cette fois-ci : je ne participe plus au site, mais j’avais pendant deux semaines un emploi du temps qui me permettait de faire « intrusion » dans les commentaires.
Pour finir, quelque soit la nature ou la sévérité des commentaires, il ne faut pas oublier que lorsqu’on joue, c’est d’abord pour soi, et ensuite pour se faire plaisir.
Les remarques sur les défis qui sont le plus souvent revenues : Jouer d’un instrument, c’est d’abord s’accorder. On ne joue pas avec une guitare fausse (les accordeurs sont aujourd’hui quasiment donnés).
Jouer de la musique, c’est soigner le rythme avant l’harmonie. Il vaut mieux jouer une seule note bien en rythme que 10 notes savantes à côté de la mesure.L’harmonie de base : l’alternance penta majeur/mineur entre le I et le IV est gage de respiration harmonique dans le Blues.
Le turnaround : soigner le turnaround est difficile. Savoir le traiter sans faute est gage de « savoir-faire musical » (même si de « grands professionnels » le ratent un peu…).
Ces remarques s’appliquent dans un contexte de Blues Jazz, mais aussi (et surtout) de Blues Country (écouter Albert Lee).
Bonne guitare !
Merci Patrick pour ces commentaires pedago
Tout a fait d'accord avec ces 2 points
J'en tire les conclusions qu'il faut
Merci bcp pour les commentaires et surtout la correction du devoir ..
Extremement pédagogique !!!
c'est vrai qu'après s'etre fait un peu malmener c'est bien de savoir comment précisément aborder la grille !!!
Les remarques sur les défis qui sont le plus souvent revenues : Jouer d’un instrument, c’est d’abord s’accorder. On ne joue pas avec une guitare fausse (les accordeurs sont aujourd’hui quasiment donnés).
Jouer de la musique, c’est soigner le rythme avant l’harmonie. Il vaut mieux jouer une seule note bien en rythme que 10 notes savantes à côté de la mesure.L’harmonie de base : l’alternance penta majeur/mineur entre le I et le IV est gage de respiration harmonique dans le Blues.
Le turnaround : soigner le turnaround est difficile. Savoir le traiter sans faute est gage de « savoir-faire musical » (même si de « grands professionnels » le ratent un peu…).
Ces remarques s’appliquent dans un contexte de Blues Jazz, mais aussi (et surtout) de Blues Country (écouter Albert Lee).
Bonne guitare !
Merci Patrick pour ces commentaires pedago
Tout a fait d'accord avec ces 2 points
J'en tire les conclusions qu'il faut